La formule de politesse
"Tout ce qui ne tue pas rend plus fort." Une expression censée remonter le moral. Un aphorisme qui dédouane les pires fâcheries, celles liées à l’inaccomplissement, ou au terrible ressentiment d’avoir échoué.
Dans un autre genre, "mariage pluvieux mariage heureux." Mais bien sûr.
Dans le sport aussi, la formule fait rage. "Seuls les forts survivent." "On ne naît pas vainqueur, on le devient." Revigoré, le sportif devient alors bête sinon bestial, se sent pousser des ailes. Et il met en marche sa cavalcade triomphante, la victoire en point de mire. Il pense d’abord à soi, le sportif, "il n’y a que dans le dictionnaire que réussite vient avant travail" ou "c’est dans l’effort qu’on trouve la satisfaction, non dans la réussite".
Soudain, il se rappelle qu’il peut aussi œuvrer dans un sport d’équipe (le foot, par exemple), l’esprit de groupe comme esprit de corps. "Tout seul, on peut aller vite mais ensemble, on peut aller loin" ou encore "soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparemment".
Ce soir, lorsque vous serez assis à table, vous pourrez toujours avoir une approche similaire. Seuls, osez "manger sur le pouce". Redevenir bestial et ensiler "comme des cochons". Ou égoïstement et à "tous les rateliers".
Mais partager un repas avec autrui, familial ou inconnu, instaure une saveur autrement plus exquise. La nourriture prend une autre dimension. S'autoproclame diseuse de bonnes aventures. Ce sont même les expressions qui le disent : "les rires éclatent mieux lorsque la nourriture est bonne" ou "avec le repas, l'amour est la seule chose que le partage grandit".
Bon appétit.